Une vie ordinaire à l’université : l’inscription dans les groupes de travaux dirigés
À l’heure du « tout numérique », l’inscription aux travaux dirigés de troisième année se fait manuellement. Et si « manuellement » signifie pour le dictionnaire « En se servant de la main », l’étudiant, lui, le comprendra davantage comme « Chacun pour sa gueule ».
Cadrons la situation. Nous sommes la semaine précédent la rentrée, il est 10h le matin, dans l’amphithéâtre bien connu. Une réunion de rentrée y est prévue. Les étudiants rescapés de deuxième année arrivent progressivement et s’installent. Rapidement leur est présentée ladite troisième année. Et après quelques brèves informations sans importance, le sujet sensible, qui rampait depuis trop de temps déjà, arrive sur le devant de la scène : les modalités d’inscription dans les travaux dirigés.
Il leur est indiqué les différentes possibilités de choix des créneaux de travaux dirigés, puis la procédure à suivre. Celle-ci étant de se rendre au secrétariat et de s’inscrire sur les listes mises à disposition, à raison d’une liste par créneau disponible.
Sur le champ, l’ensemble de ce corps estudiantin débarque en hâte audit secrétariat pour s’inscrire là où c’est possible. Et ce n’est pas que l’endroit soit très grand, du moins adapté au nombre. Une queue se forme alors. Il est maintenant 10h45, et le temps tourne.
Une heure plus tard, toujours dans la file d’attente, le secrétariat ferme ses portes sur cette invective légendaire de notre secrétaire en chef : « Il est 11h45. On ferme ! Il faut revenir à 14h. » Dépitée, nerveuse, la patiente foule se résout progressivement à prendre la fuite, l’estomac vide, dans l’attente de 14h.
Deux heures plus tard donc, l’estomac plein, la lancinante attente reprend. La chaleur dans ces couloirs fait suer les corps et brûle les esprits, quand à 15h, Mme la secrétaire décide de prendre une pause… À 15h15, l’engrenage se réactive, toujours aussi lentement. Quant aux créneaux, la plupart sont déjà pleins, et les étudiants qui ne touchent le graal qu’à cette heure avancée, doivent picorer les miettes restantes.
Puis, à 16h30, la boutique se ferme. La majorité d’entre nous a finalement pu s’inscrire. Les quelques restants, à bout de nerfs, ayant déjà perdu cette journée, devront revenir demain, car c’est vrai qu’aux dires de certaines, « On ferme ! ».
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